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| //Le salon d'Anaheim,
dans la banlieue de la cité des anges
à une fois de plus permis de rencontrer de nouveaux
instruments et des vieux amis... |
| NammShow |
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| //Victor
Wooten, est incontestablement la superstar de
ce nouveau millenaire. |
| V.
Wooten |
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//Selon les spécialistes
, la basse électrique vient de fêter un
demi-siècle d'existence.
Quelle foutaise, elle est bien plus vielle que ça
! |
| Chronologie |
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| //Transcriptions, analyses,
de quoi garder les doigts et le cerveau en hyperactivité... |
| Transcriptions |
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| //La
créativité de la confrérie des
bassistes est proverbiale. Voici quelques nouveaux
disques remplis à ras-bord de bonnes musiques. |
| CD
news |
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//Le dernier
modèle "Chicos" de Warwick... ...
un must. |
| Banc
d'essai |
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Victor
Wooten
Chaque décennie revendique son couple de bass-heroes.
Les années 60 avec Jack Bruce et Paul McCartney,
les seventies avec Stanley Clarke et Jaco Pastorius,
les années 80 avec Marcus Miller et Billy Sheehan,
90 avec Roberto Trujillo et Flea et en 2000 avec Les
Claypool et Victor Wooten.. |
Nashville
est vraiment le dernier endroit qui vient à l'esprit
quand on évoque le funk. Pourtant ,Victor Lemonte
Wooten a choisi cette ville en 88 pour s'y installer
dans le but de donner un coup de pouce à sa carrière.
Il vient d'avoir tout juste 23 ans et joue la basse
depuis 18 ans. Oui vous avez bien lu, mais pour mieux
comprendre il faut faire un tour en arrière.
Les "Jackson Five", dont Michael est le membre
le plus connu, sont des stars incontestées à
la fin des années 60. Ce groupe d'adolescents
produit tube sur tube et leur père Joe, ancien
guitariste des Falcons, empoche des gros paquets de
dollars. Cela donne envie à Elijah "Pete"
Wooten, ancien chanteur et père de cinq gamins,
de se lancer dans une aventure identique.
Le plus jeune de ses fils, est mis d'office à
la basse, instrument qui, comme tout le monde le sait,
nécessite le moins de don. La protection des
mineurs semble être ignorée au début
des seventies, du moins dans la population noire des
USA, c'est ainsi que Victor à peine âgé
de cinq ans, se retrouve trois fois par semaine dans
un night club, pour animer la soirée. Pour le
petit, il est déjà pénible de jouer
des lignes de basse sur une Univox presque plus grande
que lui (copie de la basse violon de Paul McCartney),
mais il lui faut en plus apprendre des pas de danse
pour le jeu de scène. Mais papa Wooten est intransigeant
et veut détrôner les maudits Jacksons. |
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En
72 la famille s'établit en Virginie et
Victor passe son adolescence à jouer
dans les bars et night clubs, ce qui lui convient
finalement beaucoup mieux que d'aller à
l'école. A cette époque, la maison
des Wooten devient le lieu de rendez-vous de
tous les musiciens du coin. Parmi
eux, il y a surtout deux bassistes qui méritent
le détour, James Genus, aujourd'hui accompagnateur
des Brecker Brothers, des Marsalis et de Chick
Corea et surtout Oteil Burbridge nouvelle coqueluche
des Etats-Unis, grand spécialiste de
la six cordes, du jeu en accord et figure centrale
du groupe Aquarium Rescue Unit. Il est fort
probable que ces deux musiciens ont influencé
le jeune Victor, même s'il prétend
que sa majeure influence serait son guitariste
de frère Regi. Toutefois le jeune Victor,
comme tous les bassistes à cette époque,
se nourrit des disques de Bootsy Collins, Larry
Graham et Willie Weeks et plus tard de Stanley
Clarke, Alphonso Johnson, Louis Johnson, Jaco
Pastorius |
Dix ans
passent, et les Wooten Brothers sortent enfin,
en 85, leur premier album et c'est dans le cadre
de sa promotion que Victor découvre Nashville,
endroit magique aux centaines de studios d'enregistrement
et aux innombrables clubs et magasins de musique.
Il décide donc de s'y installer, las de
tourner musicalement en rond dans sa Virginie
d'adoption.
Son premier job sera avec la chanteuse de blues-rock
Jonell Mosser, date importante, puisque durant
le solo concédé à tour de
rôle aux musiciens accompagnateurs, il met
le paquet à tel point que le public entre
en délire, et le batteur du groupe tellement
surpris fait une syncope qui nécessite
qu'on le transporte à l'hôpital.
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